DD HQE


[RPA/DD-HQE] CQFD?

Recherche Poïetique Architecturale face au Développement Durable et la Haute Qualité Environnementale.

Présentation
Un constat de notions fortes
Le développement durable est une notion fortement convoitée.

A l'heure où l 'économie européenne et mondiale subit une crise liée, entre-autre, aux lobbyismes internationaux, aux trusts et autres transactions obscures face auxquelles nous ne pouvons nous sentir qu'impuissants, la démarche naturelle, humaine, à priori salvatrice, est de se réfugier dans la « micro activité» économique et sociale : trocs, sel, vides greniers, marchés parallèles bio, AMAPs etc. « Nous ne pouvons plus rien faire, mais, à notre échelle, nous faisons ce que nous pouvons ». Au moins nous aurons la conscience tranquille! Est-ce assez juste ?

Il ne faut pas pour autant rester naïfs face au vocabulaire utilisé à tout « bon ou mauvais escient ». Certaines notions se dégagent dans les discours « durables ». Chacun reprenant à sa charge les mots des autres, des mots forts de sens, voir de sensations. Ces termes seront présentés ici comme des intermèdes, moments clefs, ponctuels, agissants alors comme évènements spatio-temporels :

le temps

la densité

la trame

la logique

l'énergie

le désir

le désordre ?

Cité dans peut-être 99% de propos pro « bio », dd ou hqe, la densité s'imprègne dans les cités, sans citer les droits qui lui sont alloués, comme si tout cela provoquait une certaine cécité.

Se développe alors une sorte de schizophrénie perdue dans cet univers convergeant. Faut-il laisser se faire l'hémorragie du qui mieux-mieux laissant venir les désillusions et retours de vestes ? Tout cela n'est-il pas du chinois, même pour ceux qui pensent s'y retrouver ?

Faut-il alors soigner la ville, l'architecture, l'attitude des MOA, MOE, BE et Architectes; faut-il canalyser, adapter les comportements ? Y-a-t-il de nouvelles stratégies, tactiques à développer ? Sommes nous en guerre ? Ne faut-il pas plutôt accepter ces limites qui symbolisent involontairement à la fois le développement durable, la haute qualité environnementale et la force de vente ? Les connaître et savoir en jouer. Rester humble face à un engouement commun ?

Un premier état des lieux permettra de définir une éventuelle nécessité de soins. Dans pareille logique, la démarche s'oriente à l'image des nouveaux réflexes du développement durable, à savoir la recherche d'un essentiel, d'une source référente, « naturelle », voire ancestrale. Quitte à y perdre son latin, autant accepter les « chinoiseries » et tenter de saisir les démarches ancestrales asiatiques : la médecine traditionnelle chinoise face au comment faire l'architecture... Aux antipodes des traditions, l'approche plus récente, à orientation « révolutionnaire », des situationnistes engageait àe saisir les « maux » et les « mots » qui ont permis d'ouvrir les yeux sur une société dont l'orientation semblait inavouable. Même si un certain échec amer laisse leurs croyants toujours confiants.

Dès lors, est-il possible d'engager une démarche de stratégie volontaire, mesurée et maitrisée, stratégies complémentaires peut-être à celles de la conception architecturale commune ? Stratégies poétiques ?

Très rapidement le constat de limites qui se profilent complète-t-il celles déjà connues des praticiens architectes et urbanistes. Alors, pourquoi ne pas faire avec ? Saisir ce qui est là, ce qui parfois même est (légalement, administrativement ou dogmatiquement) incontournable.

Jusqu'où pouvons nous rester raisonnables ?